Un peu d’histoire

MARGENCY HIER

Sous le règne de Louis XIV, Monsieur Cuiret a disposé du fief de Margency. Monsieur Touraine, curé du même lieu, a publié en l’année 1707 une brochure contraire à l’adoption du calendrier grégorien. On comptait alors dans les villages d’Andilly et de Margency 425 habitants.

Il suffit même de remonter à la dernière année du XVIIème siècle pour assister à la transformation quelque peu laborieuse d’une annexe de l’église d’Andilly en église de Margency. D’abord les habitants de ce hameau exposent au cardinal de Noailles, archevêque de Paris, que le curé de la paroisse ne veut plus descendre chez eux pour dire la messe ; qu’ils sont séparés de l’église paroissiale par un quart de lieue, et que le chemin pour y arriver est raboteux ; que l’annexe de Margency a déjà ses fonts baptismaux et un cimetière, plus 500 livres de rente pour approvisionner une cure particulière, que lesdits habitants supplient Son Eminence d’ériger.

Mais Monsieur Bucaille, curé d’Andilly, s’oppose à cette distraction, en offrant 150 livres par année pour le traitement d’un vicaire qui suffirait aux besoins de Margency, et Robert Aubry, seigneur d’Andilly, résiste pareillement à l’érection d’une cure nouvelle.

Les religieux grammontins, qui ont dans cette affaire un avis à émettre en vertu de leurs droits sur la paroisse, au curé de laquelle tous les ans, ils paient un gros, ne verraient pas un grand inconvénient à ce que la cure fût géminée ; mais ils tiendraient essentiellement à ce qu’il ne leur en coutât rien.

Jeanne de Saveuse, Comtesse de La Marc, dame de Margency, intervient à son tour dans le débat, et elle fait pencher du côté de Sa Seigneurie la balance archiépiscopale, en y mettant 800 livres destinées à la construction d’un presbytère et 300 livres de rente, pour ajouter à celle de 500.

Son Eminence accorde à la Comtesse, sur sa demande, le droit de présentation à la cure, pour elle et pour ses successeurs dans le château, mais en se réservant, comme archevêque, d’y pourvoir par une première nomination ; la dame obtient également que la prière et le catéchisme soient faits obligatoirement tous les soirs en l’église de Margency.

Mais, aux termes du décret même, qui le 13 mai érige la cure, le curé et les habitants de Margency seront tenus de faire chaque année une procession à l’église matrice le jour de la Saint-Médard, et d’y entendre la grand’messe. La cure nouvelle est grevée d’une redevance annuelle de 30 sols au profit de l’autre cure, et la fabrique nouvelle de pareille somme au profit de l’autre fabrique.

En 1650, on avait réparé de fond en comble, l’église de Margency : la veuve du président La Fayette avait alors à Margency une terre, que nous croyons la principale du terroir. Cette église avait été dédiée à la Sainte Vierge, en 1548 par Boucher, évêque de Mégare ; mais elle existait déjà trente ans plus tôt, bien qu’à cette époque on appelât en latin de lutrin l’église d’Andilly ecclesia de Andeliaco et Margentiaco.

PS : Que le lecteur se rassure, il n’y a plus aucun nuage entre Margency et Andilly. Les Maires et les autres élus s’entendent et collaborent parfaitement.
Extrait de l’ouvrage « histoire de la Vallée de Montmorency » de Charles LEFEUVRE.

Publication du cercle historique et archéologique d’Eaubonne et de la Vallée de Montmorency.

Adrien Cuyret, le Monsieur de Margency évoqué dans les Confessions de Jean-Jacques ROUSSEAU

Cliquez ici pour connaître les détails de l’histoire de ce Monsieur
(article rédigé par M. Hervé COLLET, Président de Valmorency)

Valmorency, association pour la promotion de l’histoire et du patrimoine de la Vallée de Montmorency, vous invite à consulter son site, afin de mieux connaître l’histoire des 21 communes Valmorencéennes.
site internet

D’azur, à bande d’or accostée en chef d’une coquille et en pointe de trois billettes posées en pal et rangées en or, le tout du même au chef du second charge de trois alérions d’azur.
Mais que représentent-elles ?

Tout simplement les blasons de familles, aujourd’hui éteintes, propriétaires à différentes époques de la Terre de Margency :
La couronne ducale et les trois « alérions » de la famille de Montmorency.

Les billettes (rectangles symbolisant le bois, la forêt) de la famille de Saveuse qui acheta la seigneurie de Margency en 1623 et qui, par héritage, la conserva jusqu’en 1731.

La coquille (coquille Saint-Jacques des pélerins de Compostelle) blason de Jean-Jacques de Barillon, Conseiller du Roi Louis XIII et président de la Première chambre des enquêtes qui, par mariage avec Bonne Fayet, fille unique d’Olivier Fayet qui en avait hérité en 1621, devint seigneur de Maugarny en 1634.

La vigne, symbole de notre ancien vignoble, et les feuilles de chêne, de la forêt.

MARGENCY

A 17km de Paris, Margency offre à ses habitants un « havre de verdure ». Environ 11 % de la superficie de la commune...

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